Temps Fête 2012
Temps Fête 2012 achève sa mue
Temps Fête 2012 c'est l'histoire d'une métamorphose. Commencée en 2008, elle sera complète lors des fêtes maritimes de Douarnenez 2012 qui promettent déjà une rencontre exceptionnelle entre les marins, le public et les artistes venus célébrer l'événement.
Clé du succès retrouvé, la volonté de l'association des Fêtes maritimes de Douarnenez de faire évoluer quelques uns des postulats qui avaient fait le succès des premiers grands rassemblements. Avec le développement des rendez-vous tout au long de l'année, le simple accueil d'unités représentatives du patrimoine des côtes françaises et d'Europe ne suffisait plus. Il s'agissait de réinventer l'événement. Le développement, au fil des ans, de ce type de rendez-vous avait, par la force des choses, fini par banaliser les fêtes maritimes. Difficile, sauf à disposer de moyens exceptionnels, de faire, à chaque édition, une fête encore plus grandiose que la précédente.
Pour y parvenir, l'association s'est penchée sur les fondamentaux nécessaires : une manifestation populaire, festive, une rencontre privilégiée entre les marins et le public.
S'il était impossible de faire plus, il fallait alors faire mieux... C'est ce virage de l'exigence culturelle, de la qualité de la rencontre entre public et équipages, du plaisir partagé qu'ont pris les fêtes maritimes de Douarnenez. Le patronyme « Temps fête sur Douarnenez » en est l'expression directe. Dès 2008, Temps fête a choisi de remettre les bateaux et leurs équipages au cœur du dispositif scénique, d'ouvrir la fête aux spectacles de rue, d'installer graphistes, plasticiens et autres photographes au milieu de la foule, de proposer des moments de grâce comme les chorégraphies de la compagnie des Quidams autour du bassin de Rosmeur, le concert du Bagad Kemper sur le pont d'un langoustier de Camaret ou l'entrée du Belem dans le Port-Rhu. Sans jamais oublier de mettre équipages et navires au cœur même de la scénographie, d'en faire des acteurs de la fête à part entière.
Cette exigence de qualité s'est accompagnée de la volonté de rendre la fête accessible à tous. Aux familles grâce à l'espace d'animation réservé aux enfants, aux néophytes qui peuvent apprécier les concours de manœuvres commentées par quelques-uns des meilleurs spécialistes du patrimoine maritime, aux curieux et érudits de tous poils qui peuvent flâner dans les expositions ou participer aux débats du Café des gens de mer... Quand il a porté sur les fonds baptismaux le Festival d'Avignon, Jean Vilar parlait d'un théâtre élitaire pour tous. Si le matériau de base n'est pas le même, la volonté des Fêtes maritimes de Douarnenez pourrait revendiquer un air de cousinage.


















